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Texte

Foire aux questions

Pourquoi avoir fondé l'Union du Peuple Français ?

Parce qu'il est temps de voir en France un grand mouvement rassemblant les défenseurs des idéaux Républicains et Gaullistes.

Les personnes défendant ces valeurs ont du mal à se retrouver dans le clivage politique actuel. Plusieurs petits mouvements ont été fondés car refusant pour les uns de rentrer dans le PS et pour les autres dans l'UMP. Malheureusement ces mouvements, perdus en chapelles, ne représentent que très peu dans le paysage politique de notre pays. Nous souhaitons les encourager au rassemblement, être l'étincelle qui pourrait leur faire prendre conscience que c'est la seule solution pour l'avenir du pays. C'est le but et la volonté de l'UPF qui n'a pas vocation à devenir un groupuscule de plus.

On peut également s'apercevoir que de nombreux français sont isolés car refusant de rejoindre l'un de ces grands partis actuels. Beaucoup de gaullistes refusent de rejoindre l'UMP ou l'un de ses mouvements partenaires qui n'ont plus grand chose à voir avec le véritable gaullisme de conviction ! Des Républicains n'ont pas voulu suivre la volonté de reconstruction de la gauche défendue par Jean-Pierre Chevenement après la présidentielle de 2002 .

C'est à vocation de rassembler tous ces mouvements et toutes ces personnes -ou à leur faire prendre conscience qu’un rassemblement est nécessaire- que l'UPF a été fondée.

Pourquoi lui avoir donné ce nom ?

L'Union du Peuple Français exprime bien notre volonté de dépasser les clivages que rejettent une grande partie des français. La politique ne doit plus désormais se faire au détriment du peuple mais par le peuple et pour le peuple seul véritable souverain en France.

Pourquoi les mots "Gaullistes" et "Républicains" ne figurent-ils pas dans le nom ?

Tout simplement parce que notre souhait n'est pas uniquement d'unir des gaullistes, des républicains ou autres souverainistes mais de proposer aux français de tout horizons divers une solution, un mouvement dont la volonté serait de travailler entre personnes issues de clivages différents dans le seul but de rassembler notre peuple car nous ne croyons pas qu'il y ait des français de droite d'un côté et des français de gauche de l'autre, à nos yeux il n'y a que des français. Ce n'est qu'uni, autour des valeurs républicaines, que le peuple de France saura relever la tête et le pays.

L'Union du Peuple français est-il un parti politique traditionnel ?


Non la volonté première de l'UPF est d'être un rassemblement au dessus des partis, voila pourquoi la double appartenance avec un parti politique traditionnel, qu'il soit de droite, de gauche ou du centre, est autorisée. Il est également possible pour un mouvement ou une association d'adhérer directement dans l'UPF en tant que mouvement confédéré.

D'où êtes vous issus politiquement ?

L'UPF est composée pour l'heure de 4 mouvements qui ont décidé de confédérer leurs forces, Initiative Gaulliste d'Etienne PATIER; l'Union Gaulliste d'Henry AFONSO; le Rassemblement Pour la France de Nicolas STOQUER et France Bonapartiste; de membres de Debout La République; d'adhérents issus du Rassemblement pour l'Indépendance et la souveraineté de la France; de personnes issues des partis traditionnels et de citoyens non engagés en politique actuellement.

Qui dirige l'UPF ?

L'UPF est dirigée par un Conseil National, chaque président de mouvement ou association confédéré à l'UPF est membre de droit du CN. Les décisions prises par le CN sont appliquées par un secrétaire général désigné par ce même CN.

Quelles sont vos valeurs ?

Trois mots peuvent résumer nos valeurs: République - Solidarité - Indépendance

République: Car celle-ci et ses valeurs sont menacées par plusieurs dangers sur notre territoire tels que le communautarisme, l'intégrisme, le séparatisme grandissant dans plusieurs régions par l'intermédiaire de mouvements indépendantistes voir même terroristes pour certains. Notre devoir est de défendre la République, de faire perdurer ses valeurs et institutions.

Solidarité: Car il ne peut y avoir de véritable politique sans tenir compte de la solidarité entre les français. La France ne peut se permettre de laisser de côté une grande partie de sa population mais pour cela il faut donner à notre pays les moyens de le faire. Il est plus que jamais nécessaire d'allier le progrès économique avec la justice sociale.

Indépendance: Car la France doit de nouveau être libre de pouvoir agir pour son peuple sans pour cela demander l'autorisation d'un organisme supranational et apatride. La France doit de nouveau être maître de son destin ! Mais, pour autant, nous ne sommes pas de ceux qui veulent nous couper du reste de l'Europe, nous défendons une autre idée de l'Europe celle basée sur les réalités et non l'utopie supranationale et fédéraliste qui prétend nous faire croire que c'est en fusionnant les nations qu'on rendra la vie plus belle et plus facile aux européens et notamment aux français. Le contraire semble même être démontré de plus en plus.
Nous sommes pour l'Europe des nations et non celle des régions ou provinces.


Le gaullisme en lui même n'est-il pas dépassé ?

 

 

Au contraire le général de Gaulle était l'un des plus grands visionnaires de notre pays, beaucoup de personnes qui l'ont combattu de son vivant se sont reconverties en admirateur du grand Charles. Les idées et valeurs qu'il avait exprimées sous sa présidence et en dehors sont très loin d'être ringardes ou moisies comme tentent de nous faire croire ceux qui seraient forcément gênés par un retour du gaullisme de conviction au premier plan.

Il suffit de bien étudier la politique du général et ce pourquoi il se battait pour se rendre compte que le gaullisme correspond à l'attente des français encore aujourd'hui, il a l'immense mérite de poser la question nationale et de la lier avec celle de l'homme.

Loin d'être replié sur lui même et sur le passé, le gaullisme est ouvert sur l'avenir.

"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, une source d'ardeurs nouvelles après que j'aurai disparu." Charles de Gaulle

Vendredi 9 novembre 2007

Rentrant tout juste de son 3ème voyage aux Etats-Unis en l'espace de 6 mois durant lequel il a prêté serment, la main sur le coeur, de fidélité devant le Parlement américain, Nicolas Sarkozy s'est permis d'aller en personne déposer une gerbe sur la tombe du général de Gaulle en ce 9 novembre, anniversaire de sa mort.

Qu'était-il venu faire, lui qui a retrouvé le chemin de Colombey après l'avoir boycotté en 2006 pour cause de trop forte présence de chiraquiens au m² ? Expliquer au chef de la France libre et au fondateur de la Vème République qu'il avait lancé les processus qui visent à dissoudre, à la fois la France, le peuple français et les institutions gaulliennes ?

Cette cérémonie a été dans la droite ligne des sorties du nouveau président de la République : une trentaine de seconde devant la tombe du général, le temps de poser pour la photo en déposant la gerbe et demi-tour toute...

Pour le reste, nous aurions pu nous croire à la montée des marches du festival de Cannes. Entouré de groupies qui venaient spécialement le voir, le photographier et l'acclamer et non se recueillir sur l'une des figures les plus marquantes de l'Histoire de France, Nicolas Sarkozy a fait sa traditionnelle parade avec serrage de mains à la clé. Nous pouvions lire toute la joie sur les visages de ces personnes qui resteront sans doute quelques jours sans se laver les mains.

Les véritables gaullistes n'ont pu se rendre sur la tombe de de Gaulle qu'une fois les festivités terminées et l'anti de Gaulle parti, bloquant ainsi durant toute la matinée de ceux qui venaient uniquement pour se recueillir.

Le bal "des faux culs" prenant toute son ampleur, je ne me suis pas éternisé afin de ne pas être mêlé plus longtemps à un tel cinéma.

Cette semaine, l'exception française en politique étrangère, existante depuis la fondation de la Vème République et respectée par tout ceux qui ont succédé au général de Gaulle, a été mise aux oubliettes ; le renoncement au gaullisme a même atteint ceux qui feignaient de s'en réclamer encore du coté d'une ville nommée Yerres : "tout vrai gaulliste ne devrait plus d’ailleurs se nommer tel"...

La volonté d'enterrer le gaullisme est totale !

Et bien s’il ne reste plus qu’un mouvement à être fier du gaullisme et à le revendiquer, l'UPF sera celui-là !

Cet héritage, nous le ferons vivre car il reste infiniment précieux pour la France d’aujourd’hui !

"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, une source d'ardeur nouvelle après que j'aurai disparu" C. de Gaulle


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Mercredi 24 octobre 2007

Mr Fillon, le porte parole du président de la République, a annoncé hier à l'Assemblée Nationale que le processus de ratification du traité européen voulu par Nicolas Sarkozy débutera dès le 14 décembre de cette année.

L'histoire retiendra ce coup d'état organisé par l'Etat lui même au détriment d'un peuple qui avait déjà exprimé clairement son choix !

L'Union du Peuple Français le dénonce avec la plus extrême fermeté !
Malheureusement, toutes les manifestations et toutes les pétitions du monde seront sans doute vaines car rien ne pourra légalement empêcher Nicolas Sarkozy de violer librement, à son bon vouloir, la démocratie qui s'était exprimée le 29 mai 2005.

Il convient de s'élever contre ce véritable coup de force.

L'Union du Peuple Français appelle dès aujourd'hui les français qui ont voté NON et ceux qui refusent ce viol de la démocratie à écrire à leurs parlementaires qui, désormais, demeurent les seuls à pouvoir bloquer un tel acte, digne des plus grandes dictatures !

Nous vous inviterons donc très rapidement à reproduire une lettre qui sera diffusée sur ce forum, à la signer et à l'envoyer à chaque parlementaire, par voie postale ou par courriel.

 

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Lundi 22 octobre 2007

C'est le message qu'ont fait comprendre, plus ou moins brutalement, le service d'ordre de la manifestation prévue contre le mini-traité européen qui s'est déroulée vendredi 19 octobre, place des Victoires à Paris.

La victime de cette interpellation musclée (par des personnes sombrement vêtues) n'est autre qu'Henry Afonso, coprésident de l'Union du Peuple Français.
Celui-ci a eu le malheur de se rendre à la manifestation avec le drapeau de la France libre (tricolore bleu blanc rouge orné d'une croix de Lorraine en son centre), ce qui apparemment était formellement interdit.

Pourtant, au plan symbolique, que pouvait-on attendre de mieux !

N'en soyons pas étonnés, il suffit de visionner la vidéo diffusée sur Marianne pour comprendre de qui était composée cette manifestation.

Nous regrettons une nouvelle fois de voir que l'extrême droite récupère à son compte un combat juste, celui de la défense de notre souveraineté nationale et de la souveraineté populaire des français.

Nous regrettons également de voir certaines personnes qui, il y a peu, se réclamaient du gaullisme, cautionner de tels agissements. Comment peut-on à la fois se revendiquer de l'héritage de l'homme du 18 juin tout en ayant honte de voir flotter le drapeau frappé d'une croix de Lorraine ?

L'Union du Peuple Français brandit fièrement sa croix de Lorraine -symbole du gaullisme mais aussi de la résistance- et continuera à le faire car nous n'avons pas honte de ce que nous sommes, ce qui n'est malheureusement pas le cas de prétendus gaullistes !

 


 

 

 

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Vendredi 5 octobre 2007

Cher Monsieur Domenach.

C'est avec effarement que j'ai lu votre article : Sarkozy : "Appelez-moi Charles..."

Comment peut-on se permettre de comparer Nicolas Sarkozy avec le général de Gaulle ? Avez vous au moins étudié la politique et la façon d'agir du général avant de vous permettre une telle comparaison ?

Avez vous déjà vu de Gaulle partir en vacances sur un yacht ?

L'avez vous vu vouloir être à la fois le président de la République, le premier ministre, le ministre de tout, le président de l'UNR, le chef de la majorité parlementaire et le maire de Colombey ?

Avez vous vu de Gaulle arriver dans sa ville en disant "voici celui que je veux comme prochain maire de celle ci ?"

Pensez vous que de Gaulle aurait fait passer par le parlement ce que le peuple français avait rejeté 2 ans auparavant par référendum ?

Pour de Gaulle "être gaulliste c'est être de gauche et de droite à la fois", l'avez vous entendu se réclamer rien qu'une fois de droite ?

Imaginez vous de Gaulle souhaiter se rendre à l'assemblée nationale pour rendre des comptes aux partis ?

Quant à ce que vous avez appelé "ouverture" je crois qu'il vous faudra vous renseigner entre la volonté de rassembler par delà les clivages et le débauchage qui lui ne vise qu'à détruire ses adversaires.

Enfin je crois que vous devriez vous pencher un peu plus sur la politique économique et sociale du général de Gaulle ainsi que sur les relations qu'il entretenait avec le patronat.

Certains prétendent que votre article était de la pure ironie, j'espère vraiment que ce soit le cas car un journaliste politique qui connaît si peu la politique aurait de quoi être inquiétant !

Sébastien NANTZ

 

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Lundi 1 octobre 2007

Chers amis, chers compagnons, chers concitoyens,

Dans moins d'un mois aura lieu la première réunion du Conseil National de l'UPF qui désignera son nouveau bureau ou tout du moins une partie de celui-ci.

Je ne serai plus le président de l'Union du Peuple Français.

Je n'ai jamais revendiqué fièrement ce rôle. Je n'ai jamais donné d'ordres ou de consignes aux autres membres du bureau car, selon moi, la fonction que j'occupais n'était qu'honorifique.
J'ai toujours travaillé en équipe, privilégié la concertation et essayé de jouer un rôle de médiateur afin d'éviter des conflits, entre ceux éprouvant des sentiments de droite et ceux dont la tendance se situe plus à gauche, pour que ce rassemblement soit le plus large possible.

Avec Christophe, nous avons agi depuis 3 ans afin de convaincre les mouvements gaullistes, bonapartistes et patriotes républicains au nécessaire rassemblement. Beaucoup auraient rapidement abandonné au bout de quelques mois compte tenu des réticences manifestées par certains mouvements à se rejoindre et travailler en commun, mais nous avons relevé le défi et sommes heureux de ce qui arrive enfin aujourd'hui.

Je ne sais encore si j'aurai une responsabilité dans la prochaine direction du mouvement mais je quitte donc la présidence de l'UPF avec la fierté du devoir accompli.

Quoi qu’il arrive, le devoir et la mission exaltante de l'UPF demeurent les mêmes, le seul combat qui compte étant celui de la France et de la défense de nos valeurs, non celui de l'ambition personnelle.
Ce fut un honneur pour moi de participer avec vous à la poursuite de cet objectif, dans les moments de réussite, comme dans l’échec.

Je souhaite plein de succès aux nouveaux dirigeants qui vont maintenant devoir s’employer à créer une dynamique propre à garantir le succès de l'UPF.

Sébastien NANTZ

 

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Jeudi 27 septembre 2007
Mais qui pouvait vraiment croire que Nicolas Sarkozy allait défendre les intérêts de la France ?

Après le mini-traité européen qui reprendrait les grandes lignes du TCE, après avoir abandonné l'envie de voir la Banque Centrale Européenne changer de voie pour que l'euro soit moins fort, après avoir laissé entendre la suppression de l'article de la constitution obligeant un référendum avant toute nouvelle entrée dans l'UE (favorisant ainsi l'entrée de la Turquie), voici un nouveau reniement envers notre pays : le Protocole de Londres sur les brevets européens vient d'être adopté par l'Assemblée nationale. Ce Protocole prévoit, entre autre, la fin de la traduction des brevets européens dans notre langue nationale.

Les risques provoqués par ce protocole sont multiples comme il est si bien expliqué sur Wikipédia:

Insécurité juridique accrue pour les PME et les entrepreneurs

Le protocole de Londres constituerait un « Big Business Act », au contraire du « Small Business Act » américain. Les PME seraient confrontés à des difficultés de recrutement de personnel trilingue compétent techniquement et juridiquement.

Le protocole de Londres créerait une insécurité juridique supplémentaire pour les PME qui n'ont pas les moyens d'analyser des brevets en langue étrangère et en grand nombre. Les PME se retrouveraient face à des risques juridiques importants.

Les investisseurs seraient aussi dissuadés d’investir dans les jeunes pousses, de peur qu’elles contrefassent des brevets détenus par des entreprises étrangères, difficiles à repérer et analyser car rédigés en anglais ou en allemand.

Le protocole de Londres favoriserait ainsi les pratiques des trolls des brevets, qui forcent des entreprises en difficultés à leur payer des licences de brevet dont la validité est douteuse et qu’ils n’exploitent pas forcément, en les menaçant de les assigner en justice.

Les grandes entreprises seraient en mesure de contraindre les petites à accepter leurs conditions, en leur opposant des portefeuilles complets de brevets en langues étrangères.

Le protocole de Londres conduirait d’ailleurs à la disparition de la profession de traducteur technique et scientifique, au détriment des PME, qui ont besoin des services de ces professionnels.

L’insécurité juridique pour les PME serait particulièrement forte en France, du fait de l’imprévisibilité des décisions des tribunaux statuant en matière de brevets dont la jurisprudence est fluctuante et imprécise. Cette spécificité française serait due à l’absence de formation technique des juges des brevets (contrairement à la pratique allemande notamment) et à l’interdiction faite aux conseils en brevet de plaider devant les tribunaux (contrairement aux pratiques allemandes, américaines et britanniques notamment).

La faible propension à breveter des ingénieurs français

On rappelle tout d'abord que le brevet français est le moins cher des brevets des grands pays industrialisés, ce qui suggérerait que le coût du brevet n'est pas un élément déterminant dans la situation française.

Le protocole de Londres ne changerait rien au problème culturel des entreprises françaises qui considèrent la R&D comme une dépense alors que les entreprises américaines (et allemandes) considèrent la R&D comme un investissement : face à une baisse des coûts de brevets, les entreprises françaises ont moins le réflexe que les entreprises américaines de réutiliser l'argent économisé pour la R&D et les brevets.

Une baisse des coûts de brevets en France entraîne par conséquent une augmentation de la part des brevets d'origine étrangère en France. C'est en tout cas ce que l'on constate depuis la signature de la convention de Munich : la baisse des frais de procédure a été parallèle à la baisse de la part des brevets en vigueur en France et d'origine française.

Le protocole de Londres ne changerait rien au manque de sensibilisation juridique des ingénieurs et des scientifiques français, du à l'absence de formation adéquate dans les écoles d'ingénieur et dans les universités françaises, qui est telle que peu de cadres de l'industrie connaissent les critères de brevetabilité en France.

Il mettrait les entreprises françaises en position d'infériorité, la population française parlant en moyenne moins bien anglais que la population allemande par exemple, et peu d'ingénieurs et juristes français parlant l'allemand.

Il aggraverait par conséquent la méfiance envers les brevets, déjà forte en France.

Inadaptation de la mesure proposée par le protocole

Les frais de traduction intervenant plusieurs années (5 en moyenne) après le dépôt, à un moment où les entreprises savent si l’invention possède ou non un marché, l’impact de la baisse des frais de traduction sur la propension des entreprises à déposer des demandes de brevet serait faible.

A l’inverse, une baisse des taxes de dépôt, de recherche et d’examen qui doivent être acquittées plus tôt, à un moment où les entreprises ne savent pas si l’invention rapportera de l’argent ou non aurait un impact beaucoup plus certain pour encourager l’innovation.

On note par exemple que la taxe de recherche à l’OEB est 4 fois plus élevée que la taxe de recherche à l’Office Américain des Brevets pour une PME. La taxe d’examen est quand à elle 10 fois plus élevée à l’OEB qu’à l’Office Américain des Brevets.

L’OEB ayant fait un bénéfice de 336 millions d’euros en 2005, les frais de traduction ne constitueraient pas un frein à l’innovation.

Le protocole de Londres n'implique aucune discipline en matière de taxes de maintien en vigueur collectées au profit des états et des offices de brevet : un pays peut signer le protocole tout en augmentant les taxes annuelles qu'il impose aux titulaires de brevet, et ainsi profiter des renonciations d'exigence de traduction des autres pays signataires tout en dissuadant l'extension des brevets sur son territoire.

Ainsi, le protocole de Londres détournerait l'attention des taxes excessives prélevées par les états européens (et l'office européen des brevets) sur les brevets : taxe de délivrance, taxes de validation, taxes annuelles de maintien en vigueur.

La France serait d'ailleurs un des pays européens où les taxes de maintien en vigueur sont les plus faibles.

Le protocole de Londres induirait par ailleurs des économies faibles pour les entreprises françaises, car peu de pays l'ont ratifié (seules les traductions en néerlandais et en français seraient supprimées systématiquement).

Passage au tout anglais et vassalisation des pays non anglophones

Le protocole de Londres encouragerait les entreprises européennes à déposer leurs brevets directement en anglais, sans passer par une version originale en langue nationale .

Les pays dont aucune langue officielle n’est une langue de l’OEB (deuxième régime voir ci-dessus) qui décideraient de ratifier le protocole choisiraient tous l’anglais comme langue prescrite, et l’anglais deviendrait alors une langue obligatoire de traduction de tous les brevets.
Il conduirait à l’appauvrissement du français et des autres langues européennes et avaliserait un passage au tout anglais, ou au tout "globish".

Il conduirait à une prédominance de facto de la pratique du droit de commun law et de sa jurisprudence en langue anglaise, au détriment du droit romano-germanique et des jurisprudences nationales.
Outre l'enjeu culturel, il en résulterait un avantage concurrentiel pour les entreprises anglo-saxonnes, qui seraient avantagées de par leur culture linguistique et leur culture juridique.

le protocole de Londres briderait les inventeurs et les PME non-anglophones, et diminuerait donc la dynamique d’innovation dans les pays non anglophones qui seraient dans une position de « vassalité vis-à-vis des puissants ».

Devant un tribunal, nul ne serait censé ignorer l’anglais et l’allemand
Le protocole de Londres contreviendrait au principe d'égalité devant la justice. En effet, devant un tribunal, un brevet en anglais ou allemand serait opposable, donc l’adage nul n’est censé ignorer la loi serait complété par nul n’est censé ignorer l’anglais et l'allemand.
Or, la contrefaçon de brevet étant sanctionnée pénalement (jusqu’à 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende), le protocole de Londres contreviendrait alors à la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Affaiblissement du droit de brevet en Europe

Le protocole de Londres imposerait un affaiblissement du droit de brevet, les sanctions prononcées sur la base d'un document en langue étrangère ne pouvant pas être élevées. La contrefaçon serait alors encouragée, car mal sanctionnée.
Or, pour encourager l'innovation, il serait nécessaire au contraire de renforcer le droit de brevet, en sanctionnant plus sévèrement la contrefaçon, comme cela serait le cas aux Etats-Unis ou en Allemagne.

Un accord partiel qui n’aborde pas la question du contrôle juridique et démocratique du droit de brevet en Europe

La question du régime linguistique des brevets en Europe devrait faire l'objet d'un accord global avec la question des juridictions compétentes pour traiter des affaires de contrefaçon de brevet et de la portée territoriale de leurs décisions.

Voir à ce sujet

- le projet de traité EPLA (European Patent Litigation Agreement) (on précise bien que le protocole de Londres n’est pas nécessaire pour la mise en place de l’EPLA)

- la position provisoire de février 2007 du service juridique du Parlement Européen à ce sujet (interim legal opinion SJ-0844/06)

- les arrêts de la Cour de Justice des Communautés Européennes du 13 juillet 2006 C4/03 et C539/03 estimant que les textes conventionnels actuels ne permettent pas les euro-injonctions en matière de contrefaçon de brevet.

Il conviendrait éventuellement d’inclure ce projet dans une réflexion globale sur le brevet en Europe (notamment la brevetabilité du logiciel ou du vivant), et l’économie de la connaissance (voir à ce sujet la position de la FFII).

Concession sans contrepartie dans les relations internationales

Le protocole de Londres constituerait une concession sans contrepartie aux Etats-Unis et aux pays asiatiques, qui bénéficieront du protocole de Londres tout en continuant à exiger des traductions respectivement en anglais, en chinois, en japonais et en coréen dès le dépôt des demandes de brevet. Les entreprises françaises risqueraient alors d'être submergées par les brevets américains et asiatiques rédigés en anglais.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Londres_%28brevet%29


Il nous semblait que les députés de la nation avaient pour tache de défendre les intérêts de la France. Il fallait sans doute prévenir la majorité d'entre eux avant qu'ils ne prennent leur fonction !

L'Union du Peuple Français avait prévenu durant l'élection présidentielle de tout ce qui arriverait sous la présidence de Nicolas Sarkozy:

-Réforme de nos institutions afin d'instaurer un véritable régime présidentiel.

-Adoption d'un nouveau TCE déguisé qui serait passé par voie parlementaire.

-Libéralisme et suppression de l'exception française (langue, sécurité sociale etc...).

-Baisse des impôts en faveur des personnes les plus aisées (malgré le niveau de la dette publique).

-Politique étrangère pro-atlantiste (qui nous fait craindre une participation de la France dans une éventuelle guerre contre l'Iran).

( http://u.p.f.over-blog.com/article-5714096.html )


Nous constatons, malheureusement, que nous avions vu juste et ne regrettons pas de ce fait de n'avoir donné aucune consigne de vote durant cette élection. Notre crédibilité et légitimité à juger les actions de renoncement du gouvernement ne s'en trouvent que renforcées !

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Dimanche 16 septembre 2007

Chers amis, chers compagnons,

Je tiens tout d'abord à remercier Lucie-Anne Boutet-Castro pour avoir organisé cette réunion sur Lyon. Je remercie également, tout particulièrement notre ami Régis Chaynes pour son aide plus que précieuse pour la tenue de cette réunion. Egalement un grand merci à Maitre Vianes pour son aide et à Monsieur Robatel d'être parmi nous.

Je serai bref tant cette réunion n'a pas vocation à être une suite de longs monologues mais à converser avec vous tous.

Avant que ne commence cette réunion il est de mon devoir de vous faire un bref récapitulatif de l'UPF et des raisons qui nous poussent à être aujourd'hui réunis.

L'Union du Peuple Français est née officiellement en tant qu'association le 22 novembre 2006 suite à un long travail entrepris avec, à mes côtés dès le départ, Christophe Chastanet, secrétaire général d'initiative Gaulliste.

Sa fondation est née d'un constat, le nécessaire rapprochement des multiples mouvements se revendiquant du gaullisme ou des valeurs républicaines, cela en dehors de l'éternel clivage droite-gauche et des partis actuels de gouvernement. L'UPF a donc été fondée non pour être un mouvement de plus mais pour être un organisme de rassemblement, sous forme confédérale, des mouvements déjà existant de notre famille politique.

C'est à partir de ce principe que l'UPF s'est engagée officiellement, dès janvier, derrière Nicolas Dupont-Aignan qui venait à l'époque de quitter l'UMP pour porter un message républicain et de rassemblement, par delà les clivages, à l'image de ce qu'avait fait Jean-Pierre Chevènement en 2002.
A titre personnel, je m'étais déjà engagé dans la campagne de NDA comme beaucoup d'entre nous ici, j'imagine.

C'est toujours par fidélité à nos convictions, que l'UPF n'a pas suivi Nicolas Dupont-Aignan lorsque celui ci a décidé de placer Debout La République dans la majorité présidentielle et de devenir partenaire vigilant de celle-ci.

L'UPF avait signé "le pacte pour la France" et est restée fidèle à chaque instant à son contenu.

Aux côtés des autres signataires de ce pacte, hormis Vive La République (dont nous n'avons pas de nouvelles), nous avons décidé de continuer malgré tout sur cette dynamique et de fonder officiellement cette confédération.

Celle-ci conserve donc le nom "Union du Peuple Français" où sont confédérés dès aujourd'hui, Initiative Gaulliste d'Etienne Patier (petit-fils d'Edmond Michelet), l'Union Gaulliste de notre ami Henry Afonso et le Rassemblement Pour la France de Nicolas Stoquer.

Cette confédération qui comporte également des adhérents directs, ne repose pas, contrairement à d'autres mouvements, sur l'unique thème de la souveraineté nationale mais entend le dépasser, c'est à dire proposer aux français une autre voie, une nouvelle société, une nouvelle façon de faire de la politique, de la politique pour défendre des idées, la France, ses intérêts ainsi que les valeurs républicaines et non pour défendre ou promouvoir la carrière politique d'un tel ou d'un tel.

Ayant décidé d'être un rassemblement et non un simple parti, l'Union du Peuple Français entend rassembler les français de droite comme de gauche, membres ou non d'un parti déjà existant, sans leur demander d'abandonner leurs origines politiques ou leurs attaches.

Nous avons défini les principes qui doivent nous rassembler. 

-Premièrement:  La défense de l'indépendance de la France et de la souveraineté du peuple français qui risque d'être violée par le mini traité européen voulu par l'actuel président et qui sera voté par le parlement. 

-Deuxièmement: La défense des valeurs républicaines et de notre exception institutionnelle menacée d'hyper présidentialisme, loin de la conception que nous nous faisons d'un régime équilibré.

-Troisièmement: La promotion d'une 3ème voie sociale, basée non sur un dogme économique, mais sur la volonté de voir chaque française et chaque français participer activement à la vie de leur entreprise et à la société. Cela implique la solidarité garantie envers ceux qui en ont le plus besoin mais aussi la responsabilité de chacun aux efforts à fournir. 

-Quatrièmement: Le refus des clivages car l'Union du Peuple Français entend promouvoir une 3ème voie politique et refuse de se réclamer de droite ou de gauche.

"C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable."

Rendons à César ce qui appartient à César et à de Gaulle ce qui appartient à de Gaulle.

Bien évidemment vous pouvez vous dire "tout ce qu'il raconte c'est bien mais d'autres mouvements le font déjà ou l'ont fait auparavant !". Mais contrairement aux autres mouvements, l'UPF n'est issue ni de la droite ni de la gauche et de ce fait ne sera jamais tentée de retourner dans le doux nid familial. Nous connaissons d'ailleurs les raisons de ce genre de retour dans sa famille politique d'origine : le goût du pouvoir pour le pouvoir ; l'absence de valeurs ou le reniement de celles-ci au profit d'une ambition personnelle.

L'UPF est ouvert à tous les gens de bonne volonté et ne revendique aucune exclusivité d'appartenance avec d'autres mouvements de droite ou d'autres mouvements de gauche comme le font aujourd'hui certains partis qui se prétendent pourtant totalement indépendants. Indépendants mais qui préparent déjà les prochaines élections aux côtés des autres mouvements de leur clivage.

Nous comptons parmi nous des membres déjà encartés dans des mouvements aussi bien de droite que de gauche. C'est cela le véritable rassemblement et c'est à l'UPF que vous le trouverez.

Aujourd'hui comme demain, notre pays a besoin que les gaullistes et les républicains se réunissent de façon libre et indépendante pour faire entendre ces valeurs et ces idées qui font toute notre originalité.

L'UPF sera ce mouvement, à votre service et au service de nos concitoyens.

C'est la dernière fois que je parle en tant que président de l'Union du Peuple Français, une nouvelle structure demande un nouveau bureau.

Je vous remercie de votre attention.

Sébastien NANTZ 

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Mardi 4 septembre 2007

A l'heure où la voix du peuple, qui s'est clairement exprimé le 29/05/2005 contre le Traité sur la Constitution européenne, va être violée et où nos institutions sont dénaturées, il est plus que jamais temps d'agir et de nous rassembler.

L'Union du Peuple Français, fondée fin 2006 afin de voir les multiples mouvements gaullistes et républicains se réunir, n'a jamais été dupe du discours de Nicolas Sarkozy, raisons pour laquelle il nous était impossible de le soutenir lors de la campagne présidentielle.

Nous aurions pu nous tromper mais force est de constater qu'il n'en est rien ! Aussi bien sur la question européenne que sur nos institutions ou sur notre modèle social français, toutes 3 sont prises comme cibles principales par le nouveau président !

Il est donc temps que tout ceux qui sont restés fidèles à notre combat pour la France, aux valeurs républicaines et gaullistes, et qui refusent toute compromission, s'organisent.

Samedi 15 septembre au domaine de la Bachasse, 5, rue des Bottières Sainte Foy lès Lyon (69), aura lieu une grande réunion qui verra les mouvements gaullistes et républicains "Initiative Gaulliste, Union Gaulliste, Rassemblement Pour la France et le Cercle Jeune France" se confédérer officiellement au sein de l'Union du Peuple Français.

Nous invitons toutes celles et tout ceux, personnes ou mouvements, qui comme nous pensent qu'il est temps que se reforme un grand rassemblement des gaullistes et des républicains, totalement libre et indépendant des clivages et partis, à venir nombreux pour soutenir cette démarche et à nous rejoindre.

 

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12h : Déjeuner républicain (prévenir de sa participation au déjeuner avant le 11 septembre, s'inscrire auprès de Lucie-Anne BOUTET-CASTRO au 06/11/88/68/80)

14h : Réunion publique au domaine de la Bachasse
          5 rue des Bottières
          Sainte-Foy-Lès-Lyon (69)

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Vendredi 13 juillet 2007

Ce jeudi 12 juillet, Nicolas Sarkozy s'est rendu à Epinal pour exposer les réformes qu'il compte opérer dans notre Constitution.

Rien de plus logique à ses yeux que de se rendre dans ces lieux symboliques de la Vème République pour expliquer comment il comptait faire pour se débarrasser des fondements de la République gaullienne.

Nous connaissons ses intentions, notamment sa volonté de calquer le modèle institutionnel américain qui lui est si cher.

Après avoir été dénaturée par l'application de la cohabitation et la mise en place du quinquennat, la Vème République risque donc de connaître son coup de grâce !
Soit, le titre, donc l'enveloppe, restera mais ce qui est le plus important, la vision institutionnelle du général de Gaulle, disparaîtra !

Nul gaulliste ne peut l'accepter, de Gaulle ayant donné des fondements solides et efficaces à nos institutions et pas simplement un chiffre à une République !

Que Nicolas Sarkozy souhaite changer d'institutions est son droit mais utiliser le nom du général de Gaulle pour se justifier et les réaliser n'est rien d'autre qu'une honteuse manipulation.

La rumeur qui a été lancée, notamment par LE FIGARO du 4 juillet, prétendant que de Gaulle voulait se rendre devant le parlement, a d'ailleurs fait long feu compte tenu de l'attachement avéré de de Gaulle à la séparation des pouvoirs qu'il avait placé, dès le 13 juin 1958, au coeur de la question constitutionnelle.

L'Union du Peuple Français et ses alliés, l'Union Gaulliste, Initiative Gaulliste, le Rassemblement Pour la France et le Cercle Jeune France, dénoncent ce genre d'agissements !

En tant que défenseurs de la Vème République nous ne pouvons que nous opposer à toute dérive de nos institutions et appeler les gaullistes de conviction à la plus grande vigilance !

"Le régime présidentiel à l'américaine n'est pas un régime pour la France."

Charles de Gaulle, Conseil des Ministres, 19 septembre 1962

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Mardi 19 juin 2007

Position: Réponse de l'UPF

Depuis le dernier communiqué précisant notre point de vue quant à la décision de Nicolas Dupont-Aignan au terme de laquelle il a entendu placer DLR dans la majorité présidentielle, nous pouvons lire ici ou là des réactions qui méritent une mise au point de notre part.

A voir les commentaires de certains, on pourrait croire qu’en son temps de Gaulle aurait du accepter de se compromettre en soutenant le gouvernement (de droite) Pinay au lieu de résister comme il l’a fait et de rester droit dans ses bottes. Visiblement son attitude d’alors passerait aujourd'hui, aux yeux de quelques prétendus gaullistes, comme irresponsable, vouée à la marginalisation et à la mort politique.

Nous n'en sommes pas au point de nous prendre pour des nouveaux de Gaulle !
De Gaulle, il n'y en aura aucun autre, mais à l'Union du Peuple Français nous nous sommes toujours attachés à rester fidèles à son héritage et à sa vision de la France et de la politique.
Comment alors pourrions nous aller "à la soupe", comme de Gaulle le disait si bien à l’époque du RPF.

Voila pourquoi il est inconcevable pour nous de nous rattacher à une étiquette "majorité" notamment si celle-ci opte pour des positions contraires à nos convictions !

La mort politique nous guetterait alors ? C'est un risque qui ne nous fait nullement peur car sans aucun doute vaut-il mieux mourir politiquement mais dans la loyauté que de survivre en se ralliant et se reniant avec des personnes en totale opposition à ses propres valeurs.

Nous ne craignons pas un tel sort puisque l'UPF n'a pas été fondé (contrairement à d'autres mouvements) pour servir de tremplin à la carrière politique de qui que ce soit. Nous ne sommes pas des carriéristes.
Pour nous la politique est un engagement pour des valeurs, au service de tous et non pour une carrière et un strapontin, aussi honorifique soit-il.


Visiblement beaucoup se réclament de l'héritage du général de Gaulle sans savoir réellement ce que recouvre le gaullisme de conviction.


Nous pensons qu'il est temps d'expliquer clairement sur quoi celui-ci repose.


Contrairement à la caricature que l’on nous prête quotidiennement, le gaullisme n'est nullement la volonté de revenir à une politique menée dans les années 60 ! Le gaullisme a une vision qui s'ajuste sans commune mesure à la modernité et aux problèmes de la France d'aujourd'hui !
Néanmoins celui-ci est basé sur des principes et des convictions fortes qui font qu'une personne s’en affranchissant ne saurait se réclamer de cet héritage.

Le gaullisme ce n'est pas un pragmatisme à tout va qui ferait alors que tout le monde pourrait s'en réclamer.

Il est surtout basé sur les 4 axes qui constituent ce dont pourquoi le général de Gaulle s'est toujours battu :


1) L'indépendance nationale

Le premier axe du gaullisme de conviction est l'indépendance nationale.

Comment prétendre se réclamer du général de Gaulle lorsque l'on défend une vision de la France et de l'Europe radicalement différente de la sienne ? Tel est bien le cas de beaucoup de défenseurs de l'Europe supranationale, symbolisée par le Traité de Constitution Européenne et le Traité de Maastricht, qui n'hésitent pas à se revendiquer "gaulliste".
Nous ne pouvons que conseiller à ces personnes d'étudier la politique du général de Gaulle, de lire ses discours et oeuvres ! Il ne suffit pas d'admirer une personne pour se réclamer de son héritage politique.

Le droit des peuples à disposer d'eux mêmes, telle est la ligne directrice du gaullisme, conception qui ne vaut pas que pour les autres pays mais également pour la France.

Quelle était la vision du général de Gaulle sur l'Europe ? L'intéressé est sans doute le mieux à même pour y répondre.

Après tant de leçons, on pourrait penser que, la guerre finie, les milieux qui prétendent conduire l’opinion se montreraient moins disposés à la subordination. Il n’en n’est rien. Au contraire! Pour l’école dirigeante de chaque parti politique, l’effacement de notre pays est devenu une doctrine établie et affichée. Tandis que du côté communiste, il est de règle que Moscou a toujours raison, toutes les anciennes formations professent le « supranational », autrement dit la soumission de la France à une loi qui ne serait pas la sienne. De là, l’adhésion à « l’Europe » vue comme une construction dans laquelle des technocrates formant un « exécutif » et des parlementaires s’investissant du législatif -la grande majorité des uns et des autres étant formée d’étrangers - auraient qualité pour régler le sort du peuple français. De là, aussi, la passion pour l'organisation atlantique qui mettrait la sécurité, par conséquent la politique, de notre pays à la discrétion d'un autre. De là, encore, l'empressement à subordonner les actes de nos pouvoirs publics à l'agrément d'institutions internationales où, sous les apparences de délibérations collectives, s'exerce en toutes matières, politiques, militaires, économiques, techniques, monétaires, l'autorité suprême du protecteur et où nos représentants, sans jamais dire: "nous voulons", ne feraient que "plaider le dossier de la France". De là, enfin, l’incessante irritation provoquée dans le gent partisane par l’action que je vais mener au nom d’une nation indépendante.

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir



La politique européenne du général de Gaulle est toute entière résumée par le fameux compromis du Luxembourg, conséquence de la crise de la chaise vide, celle-là même étant causée par la volonté des autres nations européennes d'appliquer le vote à la majorité qualifiée.

Extension du vote à la majorité qualifiée repris dans la 1ère partie du TCE rejeté par les français le 29 mai 2005 et qui figure dans le nouveau traité voulu par le Président de la République !

Ainsi, peut-on véritablement se réclamer du gaullisme en étant favorable à ce système de vote à la majorité qualifiée que combattait le général de Gaulle, qui fait de l'Europe une super nation et de la France un lander dont les représentants ne feraietn que plaider sa cause sans jamais dire "nous voulons" ou opposer son véto ?

La réponse est évidente !

L'Europe souhaitée par le général de Gaulle s'orientait sur les réalités et la réalité est que l'Europe est composée de nations, c'est par elles et non contre elles que l'Europe doit se faire donc l'Europe ne peut être que celles des nations !

"Pour pouvoir aboutir à des solutions valables, il faut tenir compte de la réalité. La politique n’est rien d’autre que l’art des réalités. Or, la réalité, c’est qu’actuellement, l’Europe se compose de nations. C’est à partir de ces nations qu’il faut organiser l’Europe et, s’il y a lieu, de la défendre. Au lieu d’une fusion intolérable et impraticable, pratiquons l’association. En poursuivant des chimères, on a déjà perdu des années. "

Charles de Gaulle, conférences de presse tenue à l’Hôtel Continental, 25 février 1953.



2) Les institutions

Le deuxième axe de la politique gaullienne tourne autour des institutions.

Des institutions qui font du Président de la République non plus l'inaugurateur des chrysanthèmes comme sous la IIIème et IVème République mais le véritable Chef de l'Etat se situant au dessus des partis politiques.

C'est donc du chef de l'État, placé au-dessus des partis que doit posséder le pouvoir exécutif. Au chef de l'État la charge d'accorder l'intérêt général quant au choix des hommes avec l'orientation qui se dégage du Parlement. A lui la mission de nommer les ministres et, d'abord, bien entendu, le Premier, qui devra diriger la politique et le travail du Gouvernement. Au chef de l'État la fonction de promulguer les lois et de prendre les décrets, car c'est envers l'État tout entier que ceux-ci et celles-là engagent les citoyens. A lui la tâche de présider les Conseils du Gouvernement et d'y exercer cette influence de la continuité dont une nation ne se passe pas. A lui l'attribution de servir d'arbitre au-dessus des contingences politiques, soit normalement par le conseil, soit, dans les moments de grave confusion, en invitant le pays à faire connaître par des élections sa décision souveraine. A lui, s'il devait arriver que la patrie fût en péril, le devoir d'être le garant de l'indépendance nationale et des traités conclus par la France.

Charles de Gaulle, Discours prononcé à Bayeux le 16 juin 1946


Contrairement à ce qu'on peut souvent entendre, la Vème République n'est nullement responsable de la situation politique de la France. La Véme République est devenue ce que les hommes politiques ont voulu en faire car nos institutions n'ont de cesse été modifiées.
Qui se souvient que sous la présidence de Gaulle, de 1959 à 1969, deux gouvernements, conduits par Pompidou, ont été renversées par sa propre majorité ? Pourrait-on imaginer une telle situation de nos jours ?

Le régime des partis que le général de Gaulle dénonçait l’a emporté et impose sa prééminence encore plus fort que jadis !


Après la cohabitation, le quinquennat a fini de travestir la Vème République l'écartant définitivement de sa véritable nature. L'inversement dans le calendrier fait que les législatives n'ont plus beaucoup d'intérêts ce qui traduit sans doute le faible taux de participation lors de la dernière législative en date.


La volonté de l'actuel président de la République de rendre des comptes directement au parlement achèvera la République gaullienne la transformant de fait en régime présidentiel de style USA.

Une rumeur circule actuellement prétendant que le général de Gaulle voulait que le président de la République se rende devant le parlement. Nous nous insurgeons contre ce mensonge, repris par certains médias, qui n'a pour but que de justifier la réforme de nos institutions.

De Gaulle n'a jamais été favorable à voir le président de la République se justifier devant le parlement comme viennent de le confirmer Jean Foyer qui fut ministre sous la présidence de Gaulle et l'ambassadeur Pierre Maillard qui fut le conseiller diplomatique du général de Gaulle. Le discours de Bayeux semble assez clair sur la question, ainsi que la réaffirmation le 13 juin 1958 par le général de Gaulle que la séparation des pouvoirs est au coeur de la question constitutionnelle. 


Défendre la Vème République c'est défendre ses institutions d'origines, sa nature, ses fondements et non son chiffre. Comment un gaulliste pourrait, de ce fait, encourager et se déclarer favorable à la présence du président de le République à la tribune du parlement ?


Peut -on également et sincèrement se déclarer satisfait de voir le régime des partis dominer la vie politique plus fort que jamais grâce à son avatar, le bipartisme, qui met à mal notre démocratie.

Démocratie qu’il est d’ailleurs nécessaire de rééquilibrer.


3) La 3ème voie sociale

Le 3ème axe porte sur une alternative dans le domaine économique et social, une 3ème voie.

Plus communément connue comme "Association capital-travail" ou "participation", le gaullisme défend une vision de la politique économique et sociale qui s'oppose à la fois au système capitaliste (dans lequel les patrons détiennent le pouvoir et le capital) et au système socialiste (où l'Etat concentre entre ses mains la réalité des décisions et des moyens).

La participation n'est nullement la traduction d'un capitalisme populaire comme le pensent ou le présentent quelques-uns mais bien une alternative aux deux systèmes classiques.

Elle traduit la volonté d'associer le progrès économique avec la justice sociale.

" Il y a une troisième solution : c'est la participation, qui elle, change la condition de l'homme au milieu de la civilisation moderne. Dès lors que les gens se mettent ensemble pour une œuvre économique commune, par exemple pour faire marcher une industrie, en apportant soit les capitaux nécessaires, soit la capacité de direction, de gestion et de technique, soit le travail, il s'agit que tous forment ensemble une société, une société où tous aient intérêt à son rendement et à son bon fonctionnement et un intérêt direct.

Cela implique que soit attribué de par la loi, à chacun, une part de ce que l'affaire gagne et de ce qu'elle investit en elle-même grâce à ses gains. Cela implique aussi que tous soient informés d'une manière suffisante de la marche de l'entreprise et puissent, par des représentants qu'ils auront tous nommés librement, participer à la société et à ses conseils pour y faire valoir leurs intérêts, leurs points de vue et pour y faire valoir leurs propositions. C'est la voie que j'ai toujours cru bonne. C'est la voie dans laquelle j'ai fait déjà quelques pas ; par exemple, en 1945, quand, avec mon gouvernement, j'ai institué les comités d'entreprises, quand, en 1959 et en 1967, j'ai, par des ordonnances, ouvert la brèche à l'intéressement. C'est la voie dans laquelle il faut marcher. "

De Gaulle entretien avec Michel Droit 1968

La participation porte également sur le rôle important que doit tenir les acteurs économiques et sociaux dans la vie de notre nation, en associant dans une même chambre d'une part les représentants des collectivités locales et des activités régionales, d'autre part, des représentants des grands organismes d'ordre économique et social du pays.

Une assemblée qui rassemblerait alors toutes les forces vives de la nation.


4) La 3ème voie politique

Enfin le 4ème axe traduit le positionnement politique.

Le gaullisme n'est ni de droite, ni de gauche ou plutôt peut être considéré comme de gauche et de droite à la fois. Il ne vise pas au rassemblement exclusif des gaullistes mais au rassemblement du peuple français autour de la France donc par delà les clivages et querelles partisanes puisqu’il agit dans l'intérêt général du pays et non pour l'intérêt d'un clan politique ou d'une catégorie de la population.

Ce rassemblement ne peut donc s'inscrire à travers une majorité qui se revendique de droite ou de gauche.

"Le RPF n'est pas un parti. S'il en était un, nous serions exclusifs. Nous ne rassemblerions pas les Français mais uniquement des militants."

Charles de Gaulle


C’est pourquoi nous déplorons de voir quelques personnes, se réclamant de la pensée du général de Gaulle, affirmer que se placer au dessus des clivages droite-gauche n'existe pas et qu'il faut forcément choisir entre un camp et l'autre. Cette vision de la politique n'est nullement celle du général de Gaulle !


Le gaullisme est donc une force de rassemblement de ce fait il ne peut devenir officiellement un courant d'une majorité de droite ou de gauche. Le gaullisme de mouvement ne peut être que majorité ou rien. Bien évidemment des personnes de tendance gaulliste peuvent agir au sein ou aux côtés des partis traditionnels mais prétendre le faire au nom du gaullisme et en se cachant donc derrière l'image du général de Gaulle va à l'encontre de l'action menée par celui-ci et à sa mémoire.

"La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable"

Charles de Gaulle, 15/12/1965


"On ne peut pas être vraiment Gaulliste si on est de gauche, ni si on est de droite. Être Gaulliste, c'est être ni à gauche, ni à droite, c'est être au-dessus, c'est être pour la France "

Charles de Gaulle


De tout cela nous pouvons conclure qu'une personne se revendiquant "plutôt de droite" et "plutôt libérale" tout en se réclamant du "gaullisme de conviction" voir même du "gaullisme social" fait preuve d'une méconnaissance totale de ce qu'est le gaullisme, ce qui nous désole car donnant une fausse image aux français de la vision politique du général de Gaulle.

Il ne faut d'ailleurs pas confondre le gaullisme dit  "orthodoxe" de sa dérive droitière baptisée "néo-gaullisme".

Enfin, pour conclure, être gaulliste c'est passer un partenariat loyal mais avec la France, uniquement  et non avec une majorité politique !  C'est agir avec la volonté de voir s'unir le peuple français et avoir pour seule ambition le redressement national et la grandeur de la France !

 

Voila pourquoi l'Union du Peuple Français, fidèle à la vision du général de Gaulle, a décidé de se placer au dessus des querelles droite/gauche et n'acceptera jamais de s’intégrer dans ce clivage qui ne sert, au final, qu'à diviser le peuple français en 2 camps. A nos yeux, il n'y aura jamais des français de droite d'un côté et des français de gauche de l'autre, il n'y a en France que des français qui ne peuvent redresser notre pays qu'en s'unissant et non en se raccrochant à l'étiquette d'une majorité de droite ou de gauche !

L'UPF n'a pas l'intention de devenir un "fan club du général de Gaulle" mais de défendre cette certaine idée de la France et cette vision de la politique qui habitait celui que les français ont élu le plus grand homme de l'histoire de notre pays !

Nous souhaitons également voir se rassembler ceux qui, sans forcément se réclamer du gaullisme pour telle ou telle raison, partagent nos valeurs et convictions.

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